Présentation

Magnégné, c'est le joli nom exotique que portait notre première maison tropicale. Nous en étions très fiers jusqu'à ce que nous apprenions qu'il signifie "moche, mal fait" en shimaoré, la langue vernaculaire.

Ceci dit et cela étant, la parenthèse tropicale s'est refermée, certes à regret, et nous revoici dans notre maison provençale pour ce deuxième retour.
Mais en réalité, je ne sais plus trop si cette parenthèse vient de se refermer ou si une autre vient de s'ouvrir...
Comprenne qui pourra!

Images aléatoires

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Eclaircissement

Fruit de l'évolution de notre précédent journal en ligne, ce blog (quel vilain nom) perd la confidentialité à laquelle nous tenions, mais gagne en esthétique et fonctionnalité. Que chacun en fasse bon usage !

Les premiers articles étant réédités, les dates de publication peuvent être trompeuses.

Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 08:33

« Pas de problèmes », en swahili

 

Tout commence par un bon voyage, selon l’adage. Notre Boeing 770 avait à  peine une heure de retard au départ de Dzaoudzi  et l’agence de Kenya Airways à  Mayotte nous avait assuré que deux heures de transit suffiraient à Nairobi. Sauf que Mombasa n’est pas un aéroport international malgré son million d’habitants et qu’il faut quitter l’aéroport international de Nairobi pour prendre un vol intérieur avec son cortège de formalités : change à l’arrivée,  douane, contrôle  sanitaire, visas, récupération des bagages et réenregistrement.

 

Nous avons donc raté la correspondance de notre vol Nairobi – Mombasa mais, ouf !  nous avons pu trouver des places sur l’avant dernier vol. Mais par on ne sait par quel mystère, l’hôtesse a décidé à notre insu que nos bagages seraient eux convoyés sur le dernier de vol de la journée. Nous nous sommes donc retrouvés à Mombasa sans bagages et sans information sur leur acheminement. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à goûter ce soir-là cette mésaventure assez fréquente paraît-il avec Kenya Airways, « la fierté de l’Afrique » . Ceci dit, notre Cécile a connu le même problème à Bogota  deux jours plus tôt.

 

Au titre des petites contrariétés, il nous a fallu avancer 45 US $ pour le transfert qui normalement était inclus dans notre paiement initial.  L’arrivée de nuit au Tiwi Beach Resort ne nous remonte pas le moral ; on nous introduit dans deux chambres  dont le ménage n’a visiblement pas été fait et où les lits sont en vrac et les serviettes d’occasion. Il a fallu que Cathy s’en étonne pour que le préposé convienne que les chambres n’étaient pas prêtes et qu’on nous dirige vers deux chambres plus accueillantes. Hormis les moustiquaires exiguës et usagées, notre résidence hebdomadaire nous satisfait pleinement par son aspect spacieux, fonctionnel et coquet.

 

Bien sûr, sans maillot, sans habits de rechange, notre tenue de voyage odoriférante n’est pas la plus appropriée pour aller en jean sur la plage ou se baigner en culotte dans la piscine. On se rend alors compte que certains objets futiles et insignifiants nous sont en réalité carrément indispensables. Ce qui m’a le plus manqué, c’est ma brosse à dents. Et vouloir en acheter une le dimanche dans un hôtel isolé au bout d’une piste de quatre kilomètres tient de la gageure. A ce moment-là, on se dit qu’on est bien mieux chez soi.

 

Cependant ces aléas matériels mineurs sont rangés aux oubliettes dès l’instant où un émissaire de la compagnie Kenya Airways nous livre nos bagages en fin de matinée.

 

 





Jambo !

 

Ce convivial bonjour ou salut, entendu  ensuite des centaines de fois, trouve enfin un écho favorable en nous. Nous pouvons alors apprécier l’hôtel qui en dépit de la très haute saison et de ses  210 chambres ne donne jamais l’impression d’être bondé. Il est même étrangement calme dans la journée, sauf depuis l’arrivée d’un groupe de « Fram-çais » le 25 avec Corsair Fly qui a rouvert sa ligne Paris -  Mombasa à Noël.

 

L’alizé ventile la plage – gardée - sans interruption et berce les palmes des cocotiers qui distillent un ombrage généreux pour les clients au rythme « polé polé « . On dit  mora mora en malgache, la combinaison des deux ayant donné en français le terme mollo mollo dont l’étymologie m'est strictement personnelle.

 

A l’abri d’un lagon étroit, l’océan en cet endroit subit de faibles amplitudes de marée et la hauteur d’eau ne permet guère de s’ébattre sur le platier d’une trentaine de mètres de large, pauvre en poissons mais riche en algues incommodantes, sauf à l’intérieur de quelques baignoires où l’eau avoisine les 30°. Nous qui sommes habitués au lagon mahorais, probablement l’un des plus riches en poissons tropicaux, nous négligeons ces fonds sans corail qui pourtant plaisent aux quelques nageurs novices autour de nous. Il faudrait en fait se rendre à la journée au parc marin de Wasini pour profiter d’un vrai spectacle sous-marin, mais nous délaissons cette option.

 

L’immense piscine constituée de deux bassins principaux reliés par une rivière en escaliers comble Pierre qui rechigne à la quitter, y compris pour les crêpes du goûter.  Son prof d’anglais serait satisfait, Pierre a volé de ses propres ailes entre piscines et activités organisées où les nombreuses nationalités et diverses communautés conversent en anglais véhiculaire : Danois(e)s, Hollandais(e)s et Allemands, Français, Polonais, Russes, Tchèques, Kenyans dont de nombreux Indiens enturbannés, Ougandais, Italiens, Suisses, Sud Africains, Chinois …, par ordre décroissant.

 

Des corneilles et des macaques aux testicules bleu azur s’invitent à la table des convives inattentifs et chapardent des fruits, des crêpes ou du saucisson. J’observe que les mets ronds attirent la convoitise des corneilles et confirment la fable de La Fontaine qui me paraissait scientifiquement saugrenue. J’en suis désolé, le cliché avec la crêpe ou la rondelle de saucisson au bec d’une corneille m’a échappé. Morale de la morale : nous sommes tous tour à tour corneille chapardeuse ou corbeau honteux et confus. 

 

Marine, elle, a trouvé un lieu propice à la lecture et à la nécessaire méditation préparatoire au Bac. 

 

Comme j’ai emmené mon nouvel ordinateur MSI ultra portable - acquis pour satisfaire à mes obligations professionnelles -  afin de modifier et sauvegarder les photos, je peux préparer le présent article sur le champ et le publier avant la reprise du travail sans quoi cela risquerait de prendre des mois (le récit de notre voyage à Madagascar en octobre 2007 reste toujours en stand by...).

 

Cathy a consenti à passer sept nuits de vacances estivales dans le même lit, elle qui d’habitude nous aiguillonne au petit matin : « Allez, rangez vos sacs, on se dépêche, on doit y aller ». Peu importe le « y » pourvu qu’elle ait l’adresse. Cette entorse aux traditions familiales sied finalement à chacun d’entre nous. Cette coupure d’une semaine de  vrai repos devrait nous permettre d’aborder en forme notre dernier semestre austral avant notre retour définitif dans le Vaucluse en  juillet 2009…

 

 

Mombasa

Lectrice assidue du Routard, du Petit futé et du Guide évasion, Cathy nous a néanmoins poussés à la visite de Mombasa. Bien lui en a pris. La vieille ville où l’Islam métisse et cimente les populations, le Fort Jesus construit par les Portugais et conquis par les Arabes valent le détour, ainsi que la formidable coopérative de sculpteurs qui, fait exceptionnel en Afrique, vend à prix fixe.

 

Pour qui tomberait sur cette page de manière intéressée, le Tiwi Beach Resort se révèle être une destination recommandable, le personnel se montre charmant en toute circonstance et on apprécie de pas croiser de bestioles  désagréables (cafards, moustiques, rongeurs…).

 

 

 

Par PIM976 - Publié dans : Carnets de voyages
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 20:41
Il a beaucoup plu ces derniers temps. En 24 heures, il vient de tomber plus de 25 cm d'eau sur notre ville, un record hors cylone. Mais cela plaît aux enfants. Certains se douchent en plein air, d'autres pataugent dans les rigoles inondées.

Les fossés recrachent leurs déchets entassés

pendant que quelques enfants s'ébattent dans ces piscines naturelles...

au péril de leur vie : chaque année, des enfants sont engloutis et meurent noyés dans des caniveaux qui, accessoirement, servent d'égouts.
Par PIM976 - Publié dans : Maoré
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